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Cultiver l'état d'esprit de champion #1

Résumé

‘J’ai appris au travers de ma carrière sportive que champion, ce n’était pas un statut, c’était un état d’esprit et qu’il pouvait se cultiver quelque soit le métier. Tout le monde y a accès.’

Publication
Audios Gamberge

Dans le premier épisode, Edgar évoque son parcours, baigné dans l’environnement du ski dès l’enfance. Le ski représentait la liberté pour lui et les journées passées avec les amis. La découverte du ski acrobatique a été importante car elle lui a permis de s’investir pleinement dans la discipline et palier aux difficultés qu’il rencontrait à l’école: “J’étais très mauvais à l’école, aussi mauvais qu’indiscipliné. J’avais du mal à me consacrer. ce qui m’intéressait, c’était les faire rire. (..) le ski était une telle fenêtre d’expression qui me permettait de partir à l’aventure”.

A 14 ans, se dessine les contours d’une carrière et d’une ambition de devenir le meilleur de sa discipline. Il décide de s’y consacrer pleinement, en abandonnant les études et en ayant le soutien de ses parents: “L’intention est forte, le degré d’intensité dans le travail sera élevé. Et donc, 3 ans avant les jeux olympiques, j’ai dit que j’allais les gagner et pendant 3 ans, je me suis entraîné comme un champion olympique, avec le degré d’exigence”.

Il parle de l’importance de ce moteur relationnel dans son parcours. Il construit petit à petit son destin en devenant champion olympique: “le ski de bosse en soi n’est pas un moteur en soi. Mais le ski de bosse comme objet participant à la fierté de mes parents (..) parce qu’ils voient que je me dépasse, je réussis les choses. Le ski de bosse me renvoie une image positive dans le regard des gens que j’apprécie qui sont importants à mes yeux”.

Il parle aussi de l’état d’esprit de champion qui doit se cultiver: “J’ai appris au travers de ma carrière sportive que champion, ce n’était pas un statut, c’était un état d’esprit et qu’il pouvait se cultiver quelque soit le métier. Tout le monde y a accès. Il suffit d’avoir conscience de clés ou de fondamentaux de cet état d’esprit. Et après de le mettre en pratique”.

Il décrit, ensuite, la difficulté de rester au top et la décision de rebondir après ses échecs et une blessure:“Comment rebondir? Comme dans toute situation de crise, elle nous met face à nos vulnérabilités, elle nous angoisse sur l’avenir (..) On a le deuil de la vie d’avant à faire, à reposer les bases et de redonner du sens à quelque chose qui reviendra derrière. Ca m’a pris 2 ans”.

Il explique, comment la reconstruction lui a permis de devenir à nouveau le meilleur, deux après ses déconvenues. Il parle aussi de l’importance de prendre du plaisir sur ce chemin et du moment de décider d’arrêter de sa carrière: “J’avais pris la décision 2 ans avant à l’hôpital. Je veux revenir être champion du monde dans mon jardin et j’arrête”.

Témoignage Perfomance Podcast Préparation mentale
Jean-François LAFUT
Coach / Préparateur mental

D’Ingénieur à Coach, un chemin du silicium au neurone.